Ecole du Val-de-Grâce : séance d’entraînement avec Traumasims, une plateforme de Medusims

L’Ecole du Val-de Grâce est aussi impressionnante que prestigieuse. C’est impressionnés que nous en avons franchi le portail, le mardi 22 mai dernier, pour encadrer un atelier d’entraînement au triage médico-chirurgical.

Sophie lundi 04.06.2018, 18:02

L’Ecole du Val-de Grâce est aussi impressionnante que prestigieuse. C’est impressionnés que nous en avons franchi le portail, le mardi 22 mai dernier, pour encadrer un atelier d’entraînement au triage médico-chirurgical.

A cette occasion, nous avons mis notre plateforme numérique d’entraînement : Traumasims, à la disposition d’une classe de futurs médecins militaires spécialisés en médecine générale.

 

 

La formation des futurs médecins militaires

L’Ecole du Val-de-Grâce (EVDG) est responsable de la formation des personnels du Service de Santé des armées (SSA). Pour les médecins, elle organise un enseignement complémentaire, adapté à leurs missions au profit de l’armée.

Lors de leur spécialisation en médecine générale, les internes des hôpitaux des armées (IHA) doivent suivre une formation au triage médico-chirurgical avant d’aller sur le terrain. L’objectif est de les préparer à faire face à des situations d’afflux massifs de blessés.

 

L’outil pédagogique numérique : Traumasims

Cette année, la décision a été prise d’y intégrer l’utilisation de la plateforme d’entraînement Traumasims, développée par Medusims avec la participation du Service de Santé des Armées (SSA).

Ce simulateur immersif permet aux étudiants de se glisser dans la peau d’un médecin trieur confronté à un afflux de blessés saturant en milieu pré-hospitalier.

 

 

Les objectifs pédagogiques sont :

  • L’évaluation de la gravité des blessés,
  • La réalisation des gestes de sauvetage,
  • L’adaptation des ressources humaines et matérielles disponibles à la situation,
  • La hiérarchisation des évacuations sanitaires.

 

Les séances d’entraînement à la gestion d’un afflux massif de victimes

Pendant deux jours, une cinquantaine d’étudiants ont appris les techniques du triage médico-chirurgical sur ce simulateur Traumasims.

 

 

Chaque étudiant a pu se familiariser avec l’outil, grâce à un tutoriel. Puis, deux scénarios ont été réalisés avec des difficultés croissantes. A l’issue de la séance, un débriefing coordonné par un formateur permet aux participants de revenir sur les difficultés rencontrées, reprendre les passages clefs et identifier les axes d’amélioration.

 

Le projet de recherche sur l’efficacité du simulateur

La validité interne de ce simulateur numérique a été assurée par un comité d’experts français : SAMU d’Île-de-France, Service de Santé des Armées et la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP). En revanche, la validité externe reste à évaluer : efficacité pédagogique et plus-value par rapport aux autres modalités de formation.

« L’objectif est de montrer la supériorité de l’enseignement par SG [Simulateur médical numérique NDLR] sur l’enseignement actuel délivré concernant l’aisance, la performance et la gestion des émotions de l’apprenant lors des mises en situation réelle de triage ainsi que de son adhésion à ce support. »

Afin d’étudier les différentes hypothèses avancées, les étudiants sont randomisés en deux groupes.

Le premier suit les 3 modules de la formation existante (cours magistral, travaux pratiques sur powerpoint et séance de simulation réelle).

Dans le deuxième groupe, la séance de travaux pratiques est remplacée par une formation sur le simulateur médical numérique Traumasims.

L’aisance est évaluée, lors du débriefing de la simulation réelle, par des investigateurs indépendants, la performance est évaluée par des pré et post tests, la gestion des émotions par une auto-évaluation, enfin l’adhésion au support par un questionnaire d’évaluation de la formation.

 

Les retours des utilisateurs

Les retours à l’issue de la formation sont très enthousiastes. Notamment, Henri de Lesquen – praticien au sein du SSA –  se dit « bluffé par la rapidité de prise en mains » de l’outil numérique par les étudiants. Les réflexes sont très vite acquis et le système de triage est mis en place intuitivement.

L’outil numérique répond à un réel besoin de formation et il ajoute que : « La simulation médicale numérique se prête vraiment à l’exercice. On est vraiment dans la réflexion, la stratégie de groupe. »

 

 

Les étudiants sont, eux aussi, ravis de la formation par l’outil et perçoivent déjà l’intérêt d’une séance de simulation numérique, plus active : « On est seul devant l’ordinateur, ce qui n’est pas forcément le cas quand on réfléchit tous ensemble devant une diapositive. Cela nous force à réfléchir et rentrer vraiment dedans. »

 

Afin de compléter ces témoignages positifs, nous attendons dorénavant avec impatience les résultats de l’étude qui devraient paraître avant l’été …

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